De nombreux piétons se font renverser chaque année par des voitures circulant à vive allure. Pour la sécurité des usagers, il est plus qu’urgent de construire une passerelle sur la voie qui longe le marché de cocodji. Bien que ce soit une grande voie, elle n’empêche pas cependant toujours la cohabitation entre véhicules et piétons. Une cohabitation qui s’explique parfois par le choix délibéré de certains usagers. Le gouvernement ou la mairie d’Abomey-Calavi doivent prendre leurs responsabilités. La vie et la sécurité des béninois en dépendent…
Du carrefour Gbodjè au carrefour Hêvié, traverser la voie qui longe le marché de cocodji se fait dangereusement. Les coups de klaxons répondent à la détermination et la témérité de certains piétons. Cela dure, depuis plusieurs années. On se demande pourquoi il n’y a pas une passerelle sur la voie du marché. Chaque semaine, chaque jour presque, il y a des chocs et ça va continuer tant que les piétons et les véhicules se partageront la même route.
Et ce spectacle devient régulier sur ce tronçon. Les piétons devaient compter sur la force du nombre ou la bienveillance de certains automobilistes. Les plus pressés enjambaient les séparateurs de voies en béton, puis se faufilaient ou couraient entre les voitures. Faty Tafa, le panier bien chargé de légumes et un sac coincé sous un bras fort, reconnaît volontiers être en faute.
«Je sais que ce n’est pas normal mais, je compte donc sur la compréhension des chauffeurs», justifie-t-elle. Non loin de là, un chauffeur tokpa tokpa, qui préfère garder l’anonymat, juge que cette scène à laquelle il assiste chaque jour s’apparente à «du suicide et de l’irresponsabilité». Pour le quadragénaire qui se dépeint comme «un enfant de la zone», la majorité des piétons choisissent délibérément de traverser n’importe comment la voie au risque de leur vie.
«Personnellement, je leur cède rarement le passage car je ne sais pas si les véhicules derrière moi auront le même réflexe. Je dois aussi penser à ma propre sécurité», conclut-il. Avec le développement et la modernisation des infrastructures sur l’ensemble du territoire national, il est impérieux d’ériger une passerelle au niveau du marché Cococodji. Il y a vraiment urgence.
Kouassi Bonoukpo
Le Soleil Bénin info



