Trois ans après le drame qui a bouleversé le Bénin, l’affaire de l’incendie du bus de la compagnie Baobab Express connaît un nouveau tournant judiciaire. La Cour d’appel d’Abomey a décidé d’annuler l’ordonnance de non-lieu rendue précédemment par le juge d’instruction du tribunal de Dassa-Zoumè, relançant ainsi la procédure.
Selon les informations, cette décision implique la reprise du procès. Les personnes mises en cause, ainsi que la compagnie de transport, devront désormais comparaître devant la justice pour répondre de graves accusations, notamment d’homicide involontaire, de blessures involontaires et d’usage de faux. Le drame remonte au 29 janvier 2023. Ce jour-là, un bus de Baobab Express, transportant une quarantaine de passagers, était entré en collision avec un camion sur l’axe Dassa-Zoumè–Parakou.
L’impact avait provoqué un violent incendie du véhicule, causant la mort de plus d’une vingtaine de personnes et faisant de nombreux blessés graves. Cette tragédie avait profondément marqué l’opinion publique béninoise, poussant l’État à se constituer partie civile dans le dossier.
Aujourd’hui, la décision de la Cour d’appel est perçue comme un signal fort par les familles des victimes.
Pour ces dernières, longtemps confrontées aux lenteurs de la procédure, il s’agit d’une avancée majeure vers la manifestation de la vérité. Un proche de victimes, a exprimé son soulagement, estimant que la relance du procès ravive l’espoir d’obtenir justice. Après plusieurs années d’attente, les familles restent mobilisées et déterminées à voir les responsabilités établies et les préjudices réparés.
Si la date d’ouverture du procès n’a pas encore été annoncée, cette nouvelle étape judiciaire redonne confiance aux victimes et à leurs proches. Tous espèrent désormais que la justice béninoise saura apporter des réponses claires et des sanctions à la hauteur de ce drame qui a marqué les mémoires.
E.G
Le Soleil Bénin Info



