Le samedi 22 juillet 2017, le Congrès du peuple pour le progrès (Cpp) a tenu à Savalou son premier Conseil national de l’année 2017. Occasion pour Christelle Houndonougbo et les siens d’annoncer leur entrée dans la mouvance présidentielle.
Un acte majeur qui laisse perméable à moult interrogations quand on connait les antécédents de la plupart de ses membres et surtout des députés qui étaient à ces côtés lors de ce congrès.
Pour qui roule le Congrès du peuple pour le progrès (Cpp) ? C’est l’immense question qu’il convient de se poser après l’adhésion de ce regroupement politique aux idéaux du chef de l’Etat.
Il est bien vrai, la politique, ce sont les jeux d’intérêts et tous les procédés sont bons pour atteindre son but. Mais, l’option du Congrès du peuple pour le progrès (Cpp) d’atterrir les deux pieds joints dans la barque du Nouveau départ est surprenante. Ceci, du fait que les hommes et femmes qui le composent sont des mordus de Yayi Boni et ont combattu de toutes leurs forces le candidat Patrice Talon lors de la Présidentielle de 2016.
Que ce soit Christelle Houndonougbo, la présidente du bureau exécutif, ou Valère Tchobo, président du bureau politique, Jean Gounongbé, le fondateur, leur activisme aux côtés de Yayi Boni n’est plus à démontrer. Mieux, ils ont attendu près de deux ans avant de prendre une telle décision.
Ce qui est beaucoup inquiétant est le fait que le Congrès du peuple pour le progrès (Cpp) est un Parti membre des Forces cauris pour un Bénin émergeant. Une alliance politique se réclamant de l’opposition et dont les leaders ne jurent que par l’échec du régime en place.
De leurs dires, leur décision est motivée par les différentes mesures sociales prises par l’actuel gouvernement notamment, la relance des microcrédits aux plus pauvres, la mise en place du projet des cantines scolaires. Ce qui est un prétexte fallacieux. Car, la présence de Jean-Eudes Okoundé à leurs côtés laisse perplexe quant au soutien qu’il apporte au Président Patrice Talon. Car, à la vérité, Jean-Eudes Okoundé est impliqué dans le dossier Segub et est un proche de l’ancien ministre des Finances Komi Koutché.
Déjà, des indiscrétions laissent entendre qu’il s’agit d’un soutien dangereux pour la Rupture. De l’avis de certains avertis de la chose politique, il s’agit d’une stratégie de certains hommes politiques ayant des ambitions présidentielles et qui ont pillé les ressources du pays, en vue de nuire aux actions de l’Exécutif. Cette stratégie consiste à se rapprocher du régime afin de l’abattre au moment opportun.
C’est un jeu auquel le locataire de la Marina ne doit pas s’y prêter. Il ne doit pas se fier aux agitations de gens qui n’ont aucune base électorale et qui n’ont que comme militants les membres de leurs familles et copains. C’est cela la triste réalité.
Dans les jours à venir, on apprend que plusieurs caciques Fcbe vont aussi faire comme Christelle Houndonougbo, les Fous du roi, Barthélémy Kassa et compagnie. Décidément !!!



