La suspension de Léhady Soglo des fonctions de Maire de la ville de Cotonou pour fautes lourdes vendredi 28 juillet dernier puis la tentative de son arrestation le lendemain samedi suscitent dors et déjà de vives réactions. C’est le cas du Groupe d’Etude et de Recherche sur la Démocratie et le Développement Economique et Social en Afrique (GERDDES-AFRIQUE) du maître Sadikou A. Alao qui s’est prononcé à travers une conférence de presse en matinée du samedi, à son cabinet sis à Haie vive à Cotonou sur la situation qu’il qualifie d’antidémocratique.
Les choses ont très vite évolué entre vendredi et samedi dernier au sujet de l’affaire qu’il convient désormais d’appeler ‘’Affaire Léhady Soglo’’. Alors que celui-ci venait d’être déchargé de ces fonctions de maires par l’exécutif béninois pour des faits graves constitutifs de fautes lourdes au regard des textes en vigueur, les réactions n’ont guère tardé à se faire entendre. Dans sa conférence de presse, donnée tôt samedi matin pour se prononcer sur ce brûlant dossier, le GERDDES-AFRIQUE par la voix de son président, maître Sadikou A. Alao, a attiré l’attention de l’opinion nationale et internationale sur les mauvaises pratiques démocratiques au Bénin. De l’avis de l’homme de droit, cette suspension du maire de la ville de Cotonou suivie d’une tentative d’arrestation sans mandat de justice n’est que l’épilogue d’une suite de tentative de déstabiliser cette autorité municipale démocratiquement élue.
A travers son communiqué de presse, il a d’ailleurs évoqué le cas de nombreux maires déjà évincés par des pratiques semblables. Lesquelles pratiques visent selon le conférencier, le contrôle autoritaire et politique de tout le pays. C’est pourquoi de son avis sur la situation, la posture du pouvoir de Patrice Talon dans la gestion de ce dossier apparaît anticonstitutionnelle et ne reflète aucune légitimité.
Par : Justin EDIKOU



