Encore du chemin pour les accusateurs du Maire Luc Atrokpo ? Les trois conseillers communaux que sont Sylvestre Adognibo, Norbert Guédézounmè et Elisabeth Agbossaga sont appelés à retrousser leurs manches dans le différend qui les oppose au Maire de la commune de Bohicon, Luc Atrokpo. Lors d’une audience ‘’expéditive’’ tenue ce lundi 14 Août, le Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de 2ème Classe d’Abomey a « classé sans suite en l’état » la procédure dans laquelle, les trois conseillers communaux reprochent à leur autorité une malversation portant sur la somme de 200 millions de francs cfa.
En revanche, s’ils le souhaitent, Sylvestre Adognibo, Elisabeth Agbossaga et Norbert Guédézounmè peuvent saisir le juge d’instruction par une autre plainte avec constitution de partie civile ou le tribunal correctionnel par exploit de citation directe, complète la même décision. « Si vous l’estimez nécessaire, la loi vous offre la faculté de saisir vous-même le juge d’instruction par une plainte avec constitution de partie civile ou le tribunal correctionnel par exploit de citation directe » oriente le Procureur Francis Alain Sèmassou.
Pour rappel, c’est le 24 juillet dernier que le Maire de la commune de Bohicon par ailleurs président de l’association des communes du Bénin(Ancb) devrait comparaitre pour répondre des ‘’faits de faux et usage de faux en écritures publiques’’.
Ses plaignants ne sont rien d’autres que trois de ses collègues conseillers communaux à savoir: Sylvestre Adognibo, Norbert Guédézounmè et Elisabeth Agbossaga. Ces derniers l’accusent d’avoir tripatouillé le budget primitif de l’année 2016 sur un montant de 200 millions de francs cfa. Avec cette décision, tout est reprendre par ces trois conseillers s’ils tiennent à aller au bout de leur initiative de poursuite à l’encontre du Maire Luc Atrokpo dont les faits à lui reprochés par ces conseillers ne paraissent pas aussi ‘’clean’’ que cela.
Mais la bataille judiciaire risque d’être périlleuse pour les trois conseillers qui visiblement n’arrivent pas à se faire entendre et suivre par les autorités judiciaires sur la justesse de leur démarche. A suivre…



