Bruno Kangni était un visionnaire en ce qui concerne l’alternance politique en 2016. Il avait cru et il avait jeté toutes ses forces dans le combat politique d’alors afin que l’homme en qui il croyait soit élu. Mais après une récompense politique qui a duré deux ans,on ne voit plus Bruno Kangni. Depuis 2019, l’ancien directeur de l’ex-Conseil National des Chargeurs du Bénin a complètement perdu son latin.
Bruno Kangni est l’un des tout premiers artisans qui ont cru à l’élection du président Patrice Talon en 2016 pour mieux gouverner le Bénin. A la tête d’un mouvement politique à l’époque, on croyait que Bruno Kangni prêchait dans le désert avec des convictions politiques complètement surréalistes au sujet d’un Patrice Talon qui selon lui était capable de ravir la vedette à ceux-là qui chantaient à tue-tête »Après nous, c’est nous ».
La suite des événements politiques a donné raison à Bruno Kangni. Patrice Talon a été élu avec brio pour succéder à Boni Yayi.
Dans la foulée de ce changement politique spectaculaire, Bruno Kangni a été appelé aux affaires, expression de gratitude pour sa conviction et surtout pour son engagement politique des toutes premières heures sur le ring politique de l’élection présidentielle de 2016.
Appelé pour remplacer Antoine Dayori qui n’était plus en odeur de sainteté avec les principes fondateurs de bonne gouvernance de la Rupture, Bruno Kangni s’est vu attribuer en 2017, le poste de directeur général du Conseil National des Chargeurs du Bénin.
Mais à l’issue du conseil des ministres du mercredi 30 octobre 2019, Bruno Kangni a été remercié. Chose très surprenante et très curieuse, l’ancien directeur général de l’ex Conseil National des Chargeurs du Bénin a disparu de tous les écrans radars.
Il est aujourd’hui difficile de dire si Bruno Kangni est encore de la mouvance présidentielle ou de l’opposition ou encore du centre puisque depuis 2019, il ne fait plus signe de vie et ne pipe plus mot par rapport aux faits politiques qui ont marqué le Bénin jusqu’à ce jour. C’est un paradoxe que Bruno Kangni s’est enfermé dans ce long silence.
Serait-il mis à la retraite politique forcée ou a-t-il volontairement décidé de mettre fin à sa carrière politique? Serait-il déçu de la Rupture et plus particulièrement du chef de l’Etat qui n’aurait pas su le récompenser à la hauteur de son engagement et des risques politiques pour susciter en 2016 l’élection de Patrice Talon ?
Peut-on penser que Bruno Kangni travaille à rebondir sur la scène politique? Toutes ces questions méritent d’être posées et pourraient d’un jour à l’autre susciter des clarifications pour mieux savoir ce qui se passe avec Bruno Kangni.
P.G
Le Soleil Bénin Info



