Au lancement du 3e congrès ordinaire du Parti « Restaurer Espoir », le président Candide Azannaï n’a pas caché ses impressions face à la gouvernance actuelle du pays. Les propos de l’homme à la tribune de la salle rouge du palais des congrès annoncent un probable duel entre lui et son ancien ami.
Aux couleurs du Vatican (blanc et jaune) et programmé à la veille de la Pentecôte qui consacre pour le chrétien catholique la descente de l’Esprit saint ; le 3e congrès du parti « Restaurer l’Espoir » était placé sous le signe du Très-Haut. Ce congrès qui se tenait ce samedi 03 juin 2017 était aussi placé sous le signe de l’éthique et de la crédibilité politique.
C’est pourquoi le premier responsable du parti n’a pas caché ses impressions face à la gouvernance actuelle du pays. Longtemps plongé dans le silence, l’homme a lâché la parole et ainsi mis fin à tout doute quant à sa position vis-à-vis de son ex-ami Patrice Talon qu’il a contribué à porter au pouvoir en mars 2016. « A quoi servirait la politique si elle consistait seulement à promettre au peuple les lendemains qui changent et à repousser continuellement la réalisation de cette promesse ? » une interrogation du Ministre Azannaï qui s’analyse comme un pic envoyé à son ex-allié.
Il ira plus loin en martelant qu’ « il est possible de faire la politique autrement sans avoir recours exclusivement à la ruse, la rage, la violence, l’immoralité, la cupidité et au mensonge » avant de préciser qu’il « est de principe général que l’État ne peut être réduit à une association d’individus ayant en vue leur intérêt particulier. Notons qu’étaient présents à ce congrès l’honorable Atao Hinnouho, l’honorable Ahouanvoebla, l’honorable Zéphirin Kindjanhoudé ainsi que Nicéphore et Rosine Soglo.
Si certains observateurs de la vie politique pensent que ce congrès renforce l’axe RB-RE ; d’autres par contre pensent que Candide Azannaï transforme la famille Soglo en guidon pour réussir les courses électorales prochaines à Cotonou. En tout cas, les jours à venir permettront de nous situer.



