Alors que certains voyaient déjà la carrière de Laurent Zomaï compromise par les sanctions prononcées à son encontre par l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), la Cour suprême vient de rebattre les cartes.
Dans une ordonnance rendue le 6 juin 2026, la haute juridiction a décidé de suspendre l’exécution de la décision de l’ARMP qui excluait Laurent Zomaï des procédures de passation des marchés publics pendant 5 ans et son établissement, Zom-Espace, pour une durée de deux ans. Cette mesure conservatoire restera en vigueur jusqu’à ce que la Cour statue définitivement sur le recours en annulation introduit par l’intéressé.
Cette décision constitue une victoire judiciaire significative pour Laurent Zomaï. La Cour suprême a en effet jugé recevable et fondée sa requête déposée le 4 juin dernier, démontrant que les arguments avancés méritaient un examen approfondi sur le fond. Le timing de cette ordonnance est particulièrement remarquable. En effet l, nommé préfet du Zou lors du Conseil des ministres du 3 juin 2026, Laurent Zomaï avait vu sa cérémonie de prise de fonction reportée à la dernière minute, alimentant toutes sortes de spéculations et de commentaires.
Certains observateurs n’avaient pas hésité à présenter la sanction de l’ARMP comme un obstacle insurmontable à son installation. En suspendant les effets de la sanction contestée, la haute juridiction envoie un signal fort à savoir que le dossier mérite d’être examiné avec toute la rigueur juridique nécessaire avant qu’une décision définitive ne soit prise. Pour Laurent Zomaï, cette ordonnance représente bien plus qu’une simple étape procédurale.
Elle constitue une première victoire face à ceux qui avaient déjà tiré des conclusions définitives sur son sort administratif et politique. Selon plusieurs sources, sa prise de fonction à la tête de la préfecture du Zou pourrait désormais intervenir dans les prochains jours, sous réserve des formalités administratives habituelles. Une chose est certaine, c’est que ceux qui avaient annoncé prématurément la fin du parcours de Laurent Zomaï devront désormais composer avec une réalité judiciaire bien différente.
Sonia Abadagan
Le Soleil Bénin Info



