‎Assemblée générale constitutive de la CAF-BP: ‎<< nous sommes les témoins et les acteurs d’un tournant historique >>, dixit Amed Sékou Condé‎

Réunis à Cotonou du 23 au 24 octobre 2025, de nombreuses délégations nationales de faîtière de boulangers et pâtissiers venus des quatre coins du continent africain ont mis sur les fonts baptismaux la Confédération Africaine de la filière Boulangerie et Pâtisserie (CAF-BP). Plusieurs discours ont meublé la cérémonie d’ouverture au nombre desquels celui du représentant de la Fédération Nationale des Boulangers et Pâtissiers de Guinée, le consultant indépendant Amed Sékou Condé.

‎<< Aujourd’hui, notre présence ici depasse le simple cadre d’un congrès ‎professionnel. Nous sommes les témoins et les acteurs d’un tournant historique : celui où l’Afrique des boulangers et pâtissiers s’unit pour bâtir ensemble une ‎confédération au service de la souveraineté alimentaire du continent>>, dira-t-il à l’entame de son allocution avant de poursuivre.


‎<< Le pain que nous produisons chaque jour n’est pas qu’un aliment. C’est un symbole de dignité, de travail et de partage. C’est un lien entre la terre, la main et la bouche>>, affirmera-t-il.

‎Il peint ensuite un tableau de la situation: << pendant trop longtemps, notre farine, notre levure, notre équipement, et par fois même nos recettes, sont venus d’ailleurs. Nous avons été dépendants pour nourrir nos propres peuples>> et de lancer << Cette situation doit changer>>.

‎Son appel à l’union résonne et échos dans le coeur de ses pairs qui le lui rendent par une salve d’applaudissements : << Et c’est ensemble en mutualisant nos expériences, nos ressources et nos ‎innovations, que nous pouvons faire émerger une filière boulangerie et ‎pâtisserie véritablement africaine, indépendante et compétitive>>.

‎En tout cas, par sa voix, son pays, << la Guinée s’engage, au sein de cette confédération, à promouvoir l’utilasation de nos farines locales, à valoriser les céréales africaines, et encourager la formation des Jeunes artisans, dans un esprit d’excellence et d’innovation >>.

‎C’est enfin qu’il lance un appel solennel à l’action et non à la passivité: << Notre union ne doit pas être symbolique, mais productive. Elle doit permettre à chaque pays membre de cette confédération de devenir acteur de sa propre ‎sécurité alimentaire, tout en participant à la renaissance économique du ‎continent >>.

‎Zek Adjitchè ALAFAÏ

Le Soleil Bénin Info

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