AU ROYAUME DES PLAISANTINS: Ce qu’ambitionne l’opposition Fantômas

Citoyens et citoyennes du royaume des plaisantins ! Moi, le spectateur joyeux, je vous salue et vous dis que votre spectacle me plaît beaucoup, surtout lorsque les acteurs politiques, eux-mêmes, se mettent en scène. Vous n’allez pas me croire, mais dans notre royaume des plaisantins, il y en a qui ne cesseront de nous blaguer, de nous faire accroire qu’ils sont les plus beaux et que leur ramage se rapporte magnifiquement à leur plumage.

Alors que le peuple a définitivement tourné dos aux douloureux événements de Cadjêhoun, Savè, Parakou et Tchaourou qui ont fait des morts et des blessés, c’est ce moment que choisissent certains politichiens se réclamant de l’opposition pour amuser la galerie. De quoi s’agit-il ? Des ‘’résistants’’ reconvertis en ‘’démocrates’’, parce que ne sachant pas ce qu’ils cherchent concrètement, viennent de se réveiller d’un profond sommeil et estiment, comme on le dit vulgairement, on va partager 3-3. Or, actuellement, tous les regards sont tournés vers les prochaines joutes électorales. Et c’est le moment choisi par cette frange de potichiens pour aboyer dans nos oreilles en disant que leur ambition est de sauter le verrou du parrainage. Où étaient-ils quand on insérait cette disposition dans la constitution ? Quelle a été leur réaction ?

Apparemment, ils dormaient comme à leur habitude. Et exactement comme en 2019 où ils ont passé le clair de leur temps à rouspéter au lieu de se conformer tôt à la réforme du système partisan, ils risquent encore de rester sur le quai de la gare. Le train de la Présidentielle a déjà démarré, notamment avec la convocation du corps électoral pour le 11 avril 2021. De fait, ceux qui traineront les pas n’auront que leurs yeux pour pleurer. Car, à la vérité, on n’est plus à l’étape des questionnements sur le parrainage. Comme le dit Hagbè, voilà une affaire qui est définitivement réglée. La seule équation aujourd’hui, c’est comment aller négocier les 16 parrains exigés par candidat. Mais, apparemment, ce n’est pas encore le souci dominant de ces pseudos démocrates.

A six mois de cette importante joute électorale, ils n’ont pas encore désigné leur candidat. A quand les primaires en leur sein ? On n’en sait rien. Ce qu’on sait c’est qu’ils veulent sauter le verrou du parrainage. Mais, avec quelle pince ? En tout cas, cette fois-ci, il ne faudrait pas qu’ils comptent sur les jeunes pour assouvir leurs desseins personnels et égoïstes. Ces jeunes qu’ils ont utilisés en 2019 comme boucliers égrènent aujourd’hui leurs regrets d’avoir cru en des gens pas sérieux, à la limite irresponsables et dont le seul leitmotiv est de revenir aux affaires.

Ils sont nombreux ces martyrs des Législatives de 2019 à trainer encore les séquelles des violents affrontements avec l’armée. Ces jeunes aujourd’hui ne combattront plus pour des politiciens atotonon qui, face à Guillaume 1er, font déjà pipi dans leurs culottes. L’adversaire est très coriace. Il n’est pas comme le Goliath de Tchaourou qui finit par céder à la pression de la rue. C’est un Django. Et au lieu de faire le gros dos, il serait préférable pour l’opposition Fantômas de se raviser, d’éviter un bras de fer dont on connaît d’avance le gagnant.

C’est dur, mais quand on n’a pas la taille, comme Grand P pour regarder par-dessus la clôture, il ne sert à rien de forcer le destin. Parce qu’à la vérité, le trône qu’occupe actuellement sa majesté Guillaume 1er est très grand pour nos démocrates. C’est comme si vous demander à Grand P de venir s’assoir dans le fauteuil de Alpha Condé. Ce serait ridiculement désagréable pour la vue. C’est pourquoi, moi, le spectateur joyeux, que certains appellent désormais l’imbécile heureux, je crois, et c’est sincère, les gueulards sont des gens en qui on ne peut pas avoir confiance. Ils parlent bien, mais quand vient l’adversité, ils sont les premiers à détaler vous laissant seul face à votre destin. On les connaît.

Où est aujourd’hui le petit bambin de Bantè ? Le petit Hercule, n’a-t-il pas pris ses jambes au cou ? Saint Valentin a-t-il le courage de quitter le pays des Blancs pour venir gueuler ici ? Voilà ceux que nous avons comme opposants. Une opposition Fantômas, sans visage, sans repère, des plaisantins, un conglomérat de couards à qui il va falloir prescrire un certificat de non-prise de parole en public. Une opposition amorphe, hydromorphe, banalisée, fragmentée, descendue de son piédestal qu’on devra formater après la Présidentielle de 2021. Et si vous n’êtes pas d’accord avec moi, le spectateur joyeux, lancez-moi la première pierre.

Le spectateur joyeux

Chronique satirique dont les personnages ne sont que de la pure fiction

Le Soleil Bénin info

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