Ce qui se passe aujourd’hui dans nos marchés dépasse tout entendement. Le gouvernement à travers ses services de contrôle des prix a beau organiser des descentes inopinées dans les marchés pour contrôler la conformité des prix, il y a des pratiques hors gabarit qui manifestement échappent à leur vigilance.
Selon certaines indiscrétions, un laboratoire bien caché quelque part derrière l’église Sainte Rita à Cotonou de livre à une pratique de fraude d’une « extrême nuisance », selon les termes de notre informateur, portant sur le riz produit localement.
Selon les informations, cette pratique consisterait dans un premier temps, à acheter le riz local, et à l’ensacher dans des emballages préalablement estampillés aux mentions du riz importé. La manœuvre consiste précisément à tromper les consommateurs sur l’origine du riz, c’est-à-dire faire croire que c’est du riz importé afin de renchérir les prix. Deux marques de riz produit au Bénin sont surtout la cible de cette fraude hors norme.
A y voir de plus près, cette pagaille impacte négativement le coût de la vie au Bénin. L’autre dénonciation, est celle portant sur le riz portant la mention « Vente interdite », destiné aux cantines scolaires. Il s’agit du riz obtenu à des coûts très réduits grâce au gouvernement béninois.
De nos investigations, il ressort que ce riz est également transvasé dans des sacs préalablement estampillés, afin de pouvoir le vendre allègrement sur le marché. C’est un véritable cas pratique d’enrichissement illicite dont certains de nos concitoyens sont passés maîtres.
De telles fraudes se déroulent chaque jour que Dieu fait dans certains magasins et maisons à Cotonou en pleine ville. En tout cas, ces pratiques indignes sont nocives à l’économie du pays et contraires à la gouvernance vertueuse prônée par le réformateur national, Patrice Talon.
Les emballages dans lesquels le riz est reconditionné proviennent du Nigéria ou de la Chine. On y reviendra avec des cas précis de ces commerçants véreux qui trompent au quotidien la vigilance des béninois en leur vendant le riz plus cher qu’il n’en faut.
Sylvie Sounton
Le Soleil Bénin info



