Le verdict est tombé dans l’affaire opposant la journaliste Angela Kpeidja à Steve Wallace. Reconnue coupable de diffamation sans preuves, la figure médiatique écope d’une peine de prison avec sursis et d’une lourde condamnation financière.
La décision de justice rendue ce jour vient clore un feuilleton judiciaire qui tenait l’opinion publique en haleine depuis plusieurs années. La journaliste Angela Kpeidja a été condamnée à 24 mois de prison assortis de sursis et à une amende d’un million de francs CFA.
Au-delà de la peine de prison, le tribunal a mis l’accent sur la réparation du préjudice subi par le plaignant, Steve Wallace. La journaliste devra lui verser la somme de 20 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts. Ce montant élevé souligne la gravité des conséquences des accusations portées sur la vie professionnelle et privée du plaignant, que le tribunal a jugé « gravement ternie » par les publications de la journaliste.
L’affaire remonte à quelques années, lorsqu’Angela Kpeidja avait publié une série de textes sur les réseaux sociaux. Elle y accusait nommément Steve Wallace de viol et de harcèlement. Cependant, au cours de la procédure, il est apparu que ces accusations ne reposaient sur aucune preuve tangible. Le tribunal a ainsi retenu deux chefs d’accusation principaux : La diffamation : Allégation de faits portant atteinte à l’honneur sans pouvoir en rapporter la preuve. Le harcèlement par voie électronique : Utilisation répétée des plateformes numériques pour nuire à un individu.
Fait notable dans ce verdict : la condamnation ne s’arrête pas au financier. La justice impose à Angela Kpeidja de rectifier ses publications sur ses réseaux sociaux. Cette mesure vise à utiliser les mêmes canaux que ceux ayant servi à l’accusation pour rétablir publiquement l’honneur de Steve Wallace. « La liberté d’expression n’est pas un droit de nuire sans preuve », rappelle un expert juridique proche du dossier. « Ce verdict rappelle que les réseaux sociaux ne sont pas des zones de non-droit et que la responsabilité éditoriale s’applique à tous, journalistes inclus. »
Euphorie Gantin
Le Soleil Bénin Info



