Au Bénin, la succession du président Patrice Talon focalise les attentions. A deux ans du terme du mandat du Chef de l’Etat béninois, des incertitudes planent tout de même sur son potentiel successeur. Proviendra-t-il de la mouvance présidentielle ou des entrailles de l’opposition ? L’équation est difficile à résoudre pour le moment. Mais, si tous les prétendants au fauteuil présidentiel se cachent et n’osent pas afficher clairement leurs ambitions comme cela se passe dans les grandes démocraties, il y a tout de même un nom qui agite l’opinion depuis plus d’un an. Il s’agit bien évidemment de Olivier Boko. L’homme qui a pris tous les risques du monde et a encaissé tous les coups parfois même au prix de sa vie, rien que pour son ami, le réformateur national qui redessine aujourd’hui avec émerveillement la carte du développement du Benin.
Olivier Boko, c’est manifestement le fidèle numéro de Talon qui, au lendemain du pardon proclamé par l’ex président Boni Yayi, est le premier à rentrer à Cotonou sans avoir eu peur de se faire épingler par le brutal régime d’alors. Lorsqu’il s’agit de Talon, Olivier Boko est l’homme qui ne recule devant aucun sacrifice. Donc ce n’est pas par hasard que son nom est toutes les lèvres pour la succession de Patrice Talon. En tout cas, même s’il ne se prononce pas sur la question, la multiplication des mouvements suscitant sa candidature reste un signe qui parle.
Le hic, malheureusement, c’est que les élans messianiques que prend le nom de Olivier Boko semble gêner bien des intérêts. Dans la mouvance, en particulier où des noms comme Romuald Wadagni, Joseph Djogbénou et Johanes Dagnon sont aussi agités. Et visiblement, l’idée que Olivier Boko soit le « dauphin » du président Patrice Tallon donne la colique aux partisans de ceux-ci. D’après nos sources, la question « Boko » fait grand débat actuellement au sein des deux partis soutenant les actions du chef de l’Etat.
Si certains sont prêts à soutenir ce dernier notamment à cause de son sens de fidélité, de sa loyauté envers Talon. et de son sens d’amitié, d’autres restent dans l’attentisme, ne sachant pas encore le mot d’ordre du Chef de l’Etat. Et c’est justement à ce niveau que se situe la grande gêne. Patrice Talon, interrogé sur la question à maintes reprises, n’a pas affiché un certain enthousiasme de voir son « ami » le succéder. Il s’est purement et simplement accroché à la réforme du système partisan, estimant que 2026 est encore loin. Qu’adviendra-t-il ? Wait and see !
Euphorie Gantin
Le Soleil Bénin info



