La Direction générale de la Police républicaine (Dgpr) a publié, le 17 janvier 2025, un communiqué en réaction aux accusations portées par l’Ong Bénin Diaspora Assistance, qui a dénoncé des faits présumés de corruption et de rançonnement aux postes frontaliers de Ouaké et de Hilla-Condji.
Selon l’Ong, des agents de la Police républicaine seraient impliqués dans un système de prélèvements illicites de 1 000 FCFA par usager, parfois via des intermédiaires. L’organisation affirme également que des pratiques de favoritisme et des contributions financières exorbitantes seraient exigées pour l’affectation ou le maintien à des postes stratégiques. Face à ces allégations, la Police républicaine dément formellement et invite les citoyens à faire preuve de prudence dans la diffusion de telles informations.
Dans son communiqué, la Police républicaine rappelle qu’un numéro vert (166) est disponible pour signaler tout comportement suspect ou acte de corruption. Des sanctions sévères, incluant des radiations, ont déjà été prises à l’encontre d’agents coupables de dérives similaires.
Malgré ces dispositifs, aucune plainte formelle ou preuve matérielle n’a été déposée à ce jour concernant les accusations de l’Ong. En ce qui concerne l’affaire d’un étudiant prétendument racketté dans un bus de la compagnie Rimbo, la Police républicaine affirme qu’aucun bus de cette compagnie n’a franchi le poste frontalier de Hilla-Condji à la date indiquée, documents à l’appui.
Les fonds collectés par les convoyeurs des bus mentionnés ne peuvent en aucun cas être imputés aux agents en service. La Police républicaine rejette également les affirmations selon lesquelles des sommes importantes seraient exigées pour accéder à des postes de responsabilité ou réussir des concours.
Aucun concours pour le recrutement de commissaires n’a été organisé depuis la création de la Police républicaine, souligne le communiqué, rendant ces accusations infondées. La Dgpr réaffirme son engagement en faveur de l’éthique et de la transparence. Elle insiste sur le fait qu’aucun agent n’a le droit de percevoir de l’argent des usagers et que tout comportement indélicat fait systématiquement l’objet de sanctions exemplaires.
Une mise en garde contre la diffusion de fausses informations
La Police républicaine considère les allégations de l’Ong comme une tentative délibérée de ternir son image et celle du pays. Elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces accusations qu’elle qualifie de biaisées et non fondées.
La Police républicaine invite les citoyens à privilégier les canaux officiels pour dénoncer tout manquement, en apportant des preuves solides. Elle rappelle son engagement à servir avec intégrité et à garantir la sécurité et le respect des droits des usagers sur l’ensemble du territoire béninois.
Euphorie Gantin
Le Soleil Bénin Info



