Après sa brillante participation à la Coupe d’Afrique des nations Égypte 2019 courronnée par un quart de finale historique, l’équipe nationale du Bénin de football ne parvient plus à se qualifier à cette compétition majeure. Ayant raté le coche pour Cameroun 2021, voilà encore la bande au Capitaine Stéphane Sessegnon éliminée de la plus belle des manières par le Mozambique. Un véritable revers qui laisse planter des doutes sur la qualité du travail qui se fait à la base, dans la détection, au niveau du staff et surtout au niveau des dirigeants du football béninois.
Après une mauvaise entame de compétition sanctionnée par deux défaites contre le Sénégal et le Mozambique à domicile, le ministre des Sports Oswald Homéky a décidé de changer le nom de l’équipe nationale. Des Écureuils, on est passé à Guépards. Mais, à l’heure du bilan, on découvre que ce n’était pas une affaire de dénomination.
On se rend compte que le nouveau nom Guépards ne donne pas aux joueurs la rage de vaincre, la détermination des félins sur le terrain à contrario des Lions indomptables du Cameroun qui incarnent vraiment le nom de leur animal fétiche. Mounié et consorts, estampillés Écureuils ou non, ils ont été battus recto-verso par le Mozambique.
Le ver est donc dans le fruit. Notre équipe nationale n’a pas le niveau de Coupe d’Afrique des nations. Et les dirigeants actuels du football béninois doivent pouvoir s’asseoir et faire le diagnostic du mal dont souffre les Guépards. S’ils font cet exercice ils sauront que le mal dont souffre le football béninois est notre incapacité à positionner nos joueurs dans de grands championnats. Le football de haut niveau ne ment pas.
Vous devez avoir des joueurs qui sont titulaires indiscutables dans leurs clubs. Ici, qu’avons-nous comme renforts ou joueurs professionnels ? Un ramassis de joueurs de deuxième zone et des vieux retraités. Un autre aspect du mal est qu’au Bénin, les dirigeants ont fait l’option d’écarter les anciennes gloires du football.
Contrairement au Sénégal où les anciens joueurs comme Diouf sont mis à contribution pour motiver les jeunes, Razack Omotoyossi, Mouri Ogoubiyi et consorts sont rangés au placard. Triste ! Et pourtant on veut tresser l’ancienne corde autour de la nouvelle. Un vrai paradoxe.
Euphorie Gantin
Le Soleil Bénin info



