Le gouvernement de Michel Barnier, nommé début septembre par Emmanuel Macron sans majorité claire à l’Assemblée nationale, a été censuré par les oppositions de gauche et d’extrême droite ce mercredi 4 décembre dans la soirée, une première en France depuis 1962.
Le Premier ministre français Michel Barnier est applaudi par les ministres et les membres du Parlement après s’être adressé à l’Assemblée nationale avant le vote d’une motion de défiance qui pourrait entraîner sa chute et celle de son cabinet pour la première fois depuis 1962, le mercredi 4 décembre 2024 à Paris.
Le Premier ministre français Michel Barnier est applaudi par les ministres et les membres du Parlement après s’être adressé à l’Assemblée nationale avant le vote d’une motion de défiance qui pourrait entraîner sa chute et celle de son cabinet pour la première fois depuis 1962, le mercredi 4 décembre 2024
Ce qu’il faut retenir
► Les deux blocs d’oppositions à l’Assemblée nationale, le Rassemblement national (RN, d’extrême droite) et le Nouveau front populaire (NFP, de gauche), ont adopté la motion de censure du NFP visant le gouvernement de Michel Barnier ce 4 décembre dans la soirée, après plusieurs heures de discours de la part du Premier ministre et des présidents des groupes de partis.
► Le RN avait assuré qu’il voterait la motion de censure du NFP, la première à être soumise au vote. 331 députés ayant voté pour la censure du gouvernement, avec une majorité fixée à 288, le Premier ministre et son gouvernement ont été censurés. Cela n’était pas arrivé depuis 1962.
Lundi 2 décembre, Michel Barnier, en l’absence d’une majorité claire à l’Assemblée nationale, a eu recours à l’article 49.3 de la Constitution. Il lui permettait de faire adopter son projet loi de financement de la Sécurité sociale sans le vote des députés, en échange d’un engagement de sa responsabilité devant l’Assemblée. Un pari risqué, qu’il a perdu.
Source: RFI
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