Comparue devant le juge ce jour: la comédienne Aurélie Guézo s’est fondue en larmes, « Mikinklin Mizé Kèmi »

La comédienne Aurélie Guézo a comparu ce jour dans le dossier d’achat de carte sim qui aurait servi à la cybercriminalité. À la question du juge de savoir si elle connaît le sieur Alain Assogba ? elle a répondu sans détour.

Selon sa déposition, elle a connu le nommé Alain Assogba par l’entremise d’une de ses sœurs. Ce dernier est un détenu de la prison civile d’Adjagbo à Abomey-Calavi en janvier 2025. À l’époque, Aurélie Guezo raconte que ce monsieur Alain Assogba va acheter chez elle des pagnes pour 72 000 FCFA. Le nommé Alain Assogba lui aurait ensuite demandé de lui envoyer les pagnes à la prison civile. Ce qu’elle fera.

Par la suite, elle a déclaré avoir gardé contact avec Alain Assogba depuis lors. La prévenue reconnaît lui avoir rendu visite en prison au moins trois à quatre fois.

Achat d’une carte sim à un détenu

Lors de sa déposition, Aurélie Guezo raconte qu’un jour le nommé Alain Assogba lui a téléphoné depuis la prison pour solliciter son aide afin d’acheter une carte sim. Elle confie au juge que ce dernier lui aurait déclaré que son téléphone portable qu’il utilisait en détention a été volé et qu’il a besoin de contacter le gestionnaire de son compte bancaire. C’est alors que le sieur Alain Assogba va solliciter ses services pour l’achat d’une carte sim. 

Pour l’achat de la carte sim, Aurélie Guezo affirme que le nommé Alain Assogba lui aurait remis sa pièce d’identité. « Au cours de l’achat de la carte sim, le vendeur n’avait pas ses empreintes digitales. J’ai dû acheter la carte sim en utilisant ma pièce d’identité et mes empreintes », a-t-elle déclaré en Fongbé. Aurélie Guezo a fait savoir que quelques jours plus tard, elle a parlé de cette situation auprès de ses neveux qui lui ont conseillé d’aller désactiver la carte sim. Une semaine après l’achat, la prévenue affirme qu’elle s’est rendue à MTN pour désactiver la carte sim après le conseil de ses neveux.

Au cours de sa déposition, la prévenue Aurélie Guezo s’est fondue en larmes. « Mikinklin Mizé Kèmi » a-t-elle déclaré en Fongbé pour plaider la clémence des juges de la CRIET. Le dossier est renvoyé au jeudi 22 janvier 2025, rapporte l’envoyé spécial de Libre Express.

S.A
Le Soleil Bénin Info

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