Des anciens membres de l’Arcep-Bénin se moquent de Talon

arcep-beninDéterminé à mettre de l’ordre dans les sociétés et offices de l’Etat, l’on se souvient que le gouvernement avait, au terme de son conseil des ministres du mercredi 27 juillet 2016 dernier, pris un décret pour abroger les trois anciens décrets portant nomination des membres de l’Arcep-Bénin. Divers griefs avaient été formulés contre l’équipe dirigeante et justifiaient cette mesure du gouvernement du président Patrice Talon.

D’abord,  il y a le fait que les membres de l’Arcep s’attribuaient des primes faramineuses. Il leur était également reproché l’absence de rapport sanctionnant les différentes missions. Ensuite, le salaire des membres ne respecte aucune orthodoxie financière et est été décidé à hui-clos. En conclusion, le rapport de la commission d’enquête mise sur pied pour auditer l’Arcep avait révélé des graves irrégularités et dysfonctionnements.

C’était donc à juste titre que le gouvernement avait pris ses responsabilités en déchargent ses membres qui visiblement ne pensaient qu’à se remplir les poches plutôt que de faire le travail pour lequel ils avaient été positionnés à l’Arcep. Une sanction bien méritée donc. Mais contre toute attente, de sources dignes de foi, apprend-t-on, des membres non moins importants de l’équipe déchargée, à l’instar de l’ancien président Marcellin Ilougbadé, ou encore Hervé Guèdégbé et bien d’autres sont en train de tout mettre en œuvre, malgré tout, pour revenir à l’Arcep.

Ils ont postulé  à l’appel d’offre lancé par le gouvernement pour recruter une nouvelle équipe dynamique. Si ce n’est pas se foutre du peuple béninois et du régime du nouveau départ, c’est serait de la moquerie. Sinon, comment comprendre qu’on peut être relevé de sa fonction pour des fautes aussi graves et  décider de revenir à la tête de cette même entité ? C’est tout comme si ces anciens membres de l’Arcep veulent revenir pour terminer  ce qu’ils avaient commencé sous Yayi.

Le président Patrice Talon et le gouvernement de la rupture doivent être prudents et veiller au grain. Ils doivent éviter que les personnes décriées hier recouvrent le manteau du nouveau départ pour commettre les forfaits répréhensibles pour lesquels le peuple béninois a sanctionné le régime défunt en choisissant le président Patrice Talon. L’efficacité de l’Arcep en dépend. On y reviendra

Sylvie Souton

Author: Charles

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