Indexé dans des scandales financiers, notamment au Fonds national de la microfiance (Fnm), l’ancien ministre des finances, Komi Koutché, se débat comme un beau diable. Sa stratégie pour se tirer d’affaire est non seulement de salir et de dénigrer certaines personnalités du régime défunt en dissonance avec lui, mais aussi et surtout négocier la couverture de l’ex premier ministre, Pascal Koupaki devenu sous la Rupture, l’un des hommes forts du chef de l’Etat, Patrice Talon. Quelle comédie !
« Les cuisses de la femme qui n’a rien fait ne tremblent pas », dit un proverbe béninois. L’ancien Directeur général du Fonds national de la microfinance (Fnm), Komi Koutché, semble être à l’antipode de cet adage. Face aux audits effectués dans l’Institution qu’il a dirigée et qui ont révélé des cas de malversations graves, l’ancien argentier national perd le sommeil.
Et dans ses manœuvres pour convaincre le régime en place de sursoir à toute poursuite judiciaire, il a eu l’ingénieuse idée de mobiliser certains organes de presse et des activistes de réseaux sociaux à la recherche du pain quotidien qui multiplient les arguments aussi farfelus qu’anachroniques pour justifier l’injustifiable. L’une de leur prouesse est de déblatérer sur l’ancien premier ministre et actuel Secrétaire général de la Présidence.
Une pratique digne des gens qui, étant totalement dos au mur, cherchent de rempart contre leur forfaiture. Et le bouc-émissaire est tout trouvé : Pascal Irénée Koupaki. Le pauvre ! Au même moment, selon certaines indiscrétions, l’ex ministre des finances tout puissant noyé jusqu’au cou dans plusieurs scandales sous Yayi serait favorable à l’intervention du même Pascal Koupaki, l’un des maillons importants du dispositif Talon afin que son dossier puisse être traité avec clémence et que son nom soit protégé.
Comment peut-on déshabiller sa femme devant le public le jour et la supplier la nuit. D’après les mêmes sources, Komi Koutché tient comme à la prunelle de ses yeux à aller aux prochaines joutes électorales, mais en conservant une image non maculée de scandale. Et pourtant, le ver est dans le fruit. En temps normal, lorsque vous êtes garçon et qu’on vous reproche des faits, le bon sens recommande de préparer sa défense devant les tribunaux.
C’est ce que le principal mis en cause se refuse de faire et opte pour une communication calomnieuse. Si tant est qu’il veut donner bonne impression aux yeux des Béninois, il doit relever les failles de l’audit, relever les faiblesses dans le compte rendu du conseil des ministres et prouver par explication au peuple que le gouvernement tente de le noyer malgré coûte que coûte.
Le bien-fondé de cette stratégie est de ripoliner son image écornée à tous points de vue. Et pour cette forme de communication, il faut des jeunes qui lisent, comprennent et savent rendre. Pas des farfelus recrutés pour le défendre sur les réseaux avec une stratégie qui le plombe davantage. Car, les attaques contre Pascal Koupaki sont comme de l’eau versée sur le dos d’un canard.



