Lorsque le Soleil Bénin info avait balancé aussi bien sur son site que dans sa version papier l’information du limogeage de l’ancien ministre des sports et de la jeunesse, Oswald Homéky, beaucoup se sont insurgés contre le mot limogeage et ont préféré parler plutôt de démission. Les préposés à la communication du jeune ministre déchu inondaient la toile que c’est lui même qui a remis sa démission. Faux. Ce que nous avons refusé et démontré avec la dernière rigueur, d’autant que le système Talon n’autorise pas un tel scénario.
Il faut savoir lire entre les lignes pour comprendre que Oswald Homéky a provoqué la colère de Patrice Talon et que ce dernier n’a pas hésité à taper du poing sur la table en se séparant de lui pour éviter que cette attitude ne puisse perdurer. Même si jusqu’à présent les mobiles de ce limogeage n’ont jamais été évoqués officiellement, hier au travers de son entretien avec la presse nationale, Patrice Talon est revenu sur le sujet et a remis les pendules à l’heure.
» Ce n’était pas bien que des responsables politiques de haut niveau, membre du Gouvernement, qui ont été acteurs de la réforme du système partisans, (…) qui veut que ce sont les partis politiques qui produisent des candidats, qui présentent des candidats pour les communales, les législatives y compris pour les élections majeures que ce soit les partis politiques qui soient à l’initiative (…), aujourd’hui aucun parti politique ne s’est encore lancé dans le choix des candidats; les organes des partis n’ont pas encore lancé la compétition en leur sein. Et comment on peut voir quelqu’un qui a été au cœur de la réforme, notamment le Ministre, ignorer son parti politique, ignorer cette bonne disposition et commencer par faire la promotion d’un candidat à lui ai mépris de tout ce que nous bâtissons ensemble. C’est pour cela que je l’ai rappelé à l’ordre », a-t-il déclaré. Voilà qui est donc désormais clair. Limogeage ou démission, chacun comprend aujourd’hui très clairement ce que Homéky Oswald a subi de la part du réformateur national. Le Soleil Bénin info avait donc raison.
Sonia Abadagan (stg)
Le Soleil Bénin info



