Lorsqu’il s’agit du Bénin, c’est d’une même voix que les béninois doivent s’exprimer et proposer des pistes de solutions en vue de contrer les mauvais vents qui soufflent sur le pays.
On a vu avec quelle verve l’opposition béninoise s’est époumonée à attaquer le nouveau code électoral voté la dernière fois à l’assemblée nationale. Et ça continue. C’est de bonne guerre. Elle est dans son rôle. Mais l’opposition, c’est aussi une force de propositions. Face à une question de souveraineté nationale, l’opposition doit s’effacer pour laisser place à son sens de responsabilité, de citoyenneté et à la défense de la patrie.
Depuis que l’exécutif s’est engagée dans la défense de la souveraineté nationale du Bénin en mettant un embargo sur le transport du pétrole nigérien, et pendant que les voix s’élèvent pour saluer l’option du gouvernement, tout en appelant à priviligier le dialogue pour une sortie rapide de cette crise pour pour le bonheur des deux peuples, l’opposition reste étonnement muette. Pour quelle raison ? Énigme.
Mis à part l’ancien président de la république, Nicéphore Dieudonné Soglo, le président Apollinaire Avognon du mouvement « Etchiko », et quelques voix discordantes du régime qui tout en critiquant l’option du gouvernement, appellent au dialogue avec la junte nigérienne, la bande à Yayi est restée inaudible. Même l’intrépide, Candide Azannaï passé maître dans des dénonciations sur les réseaux sociaux depuis un moment semble avoir donné sa langue au chat.
Un silence qui suscite une grande curiosité au sein de l’opinion publique. Comment face à une question aussi cruciale qui engage la vie de toute une nation, l’opposition qui rêve de briguer la magistrature suprême peut-elle faire le choix d’être dans sans voix ? That IS the question !
Sonia Abadagan (stg)
Le Soleil Bénin info



