Faits divers à Akpakpa:‎ un homme simule sa mort pour fuir ses dettes, mais finit par ressusciter devant tout le monde

À Akpakpa, un quartier de Cotonou, l’imagination d’un homme surendetté a franchi les frontières de la réalité en voulant échapper à une crise de portefeuille. Pour fuir une montagne de dettes et des créanciers devenus trop pressants, ce père de famille a décidé de simuler sa propre mort. Une « disparition » qui devait lui permettre de faire table rase et de reprendre sa vie ailleurs, loin des appels à remboursement.

‎L’opération a été orchestrée avec un certain sens du détail : annonce du décès à ses proches, diffusion de la nouvelle dans le quartier et même l’organisation d’une veillée funèbre. Certains voisins, émus, ont versé des larmes tandis que les créanciers bien que sceptiques ont préféré laisser le « repos éternel » suivre son cours.

‎Mais le répit n’aura pas duré longtemps. Deux semaines à peine après l’annonce du décès, l’homme a été aperçu à Cocotomey , en train de faire des emplettes dans une boutique. Casquette enfoncée, masque sur le visage, il pensait passer inaperçu. C’était mal connaître un jeune du quartier qui l’a immédiatement reconnu : « Mais, c’est pas le monsieur qu’on a pleuré l’autre jour ?! »
‎La scène a rapidement attiré l’attention, et la nouvelle de cette résurrection spectaculaire s’est propagée comme une traînée de poudre.

Rattrapé par ses créanciers en colère, l’homme a fini par avouer la supercherie. Il espérait, selon ses dires, « refaire sa vie loin de tout ça », mais le destin et la vigilance du voisinage en ont décidé autrement.

‎Les autorités locales ont été saisies et même si simuler sa mort n’est pas un crime en soi, les conséquences sociales et juridiques pourraient être lourdes. L’un de ses créanciers furieux,  déclare : « Il peut bien mourir pour de vrai cette fois, mais tant qu’il nous doit, même au cimetière on viendra chercher notre argent ! »

‎Dans les rues de Akpakpa, la mésaventure prête aujourd’hui à rire, mais elle soulève aussi une réalité plus grave : l’étendue de la précarité et du surendettement dans certains milieux, où la fuite devient pour certains, la seule issue même au prix d’un faux enterrement.

A.Z

Le Soleil Bénin Info

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