Les hôpitaux publics sont devenus de véritables mouroirs. Parfois quand vous tombez malade, la seule évocation du nom de CNHU-HKM par exemple sème la psychose. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’on se dit qu’on a rendez vous avec la mort. Faites un tour au service des urgences du cnhu pour voir comment des jeunes médecins, les frais émoulus d’université s’occupent des patients, vous comprendrez à quel point la pagaille et la négligence voire le manque de professionnalisme ont atteint un autre niveau, alors bien qu’on parle de la vie humaine. Malgré les plaintes, les dénonciations, les déceptions, les frustrations et le découragement enregistrés chaque jour que Dieu fait, rien ne change. Le cas de ce qui s’est passé hier à l’hôpital militaire de camp Ghézo est alarmant.
En effet, un homme a été tué dans ce centre de référence dans des conditions floues. Bêtise humaine où erreur médicale ? En tout cas, alors qu’il a été établi un protocole bien défini, et collé au mur du patient, une infirmière qui serait mutée du Cnhu à l’hôpital militaire a délibérément augmenté la dose de morphine du patient de la chambre VIP 12.
Depuis hier, le patient ne s’est plus réveillé jusqu’à rendre l’âme il y a quelques minutes.
Bien qu’un prélèvement ait été fait, et que la famille attend la confirmation du diagnostic, des hommes en blouse blanche, viennent d’ôter le dernier espoir a la famille Fagnihoun.
Un SOS est lancé au ministre de la santé et au Président de la République afin que justice soit faite et que plus jamais on assiste à ce genre de situation qui sont en déphasage avec les réformes en cours dans le secteur de la santé sous la rupture. L’épouse de celui qui vient de nous quitter est inconsolable. On y reviendra…



