Le Maire, Luc Atrokpo dans le viseur de la justice

Suite aux dénonciations des conseillers Adognigbo, Guédézounmè et surtout la très remuante, Elisabeth Agbossaga qui tient dur à la gestion rationnelle des ressources financières de la commune de Bohicon, le Maire de Bohicon et président de l’association nationale des communes du Bénin, Luc Sètondji Atrokpo est dans le viseur de la justice. Il lui est reproché le tripatouillage du budget primitif de l’année 2016 d’un montant qui s’élève à 200 millions de FCFA

Sale temps pour le premier citoyen de la commune de Bohicon ! Une affaire de tripatouillage du budget primitif exercice 2016 lui donne du tournis. En effet, en septembre dernier, les conseillers Adognibo, Agbossaga et Guèdèzounmé ont constaté que le Maire, alors que le budget 2016 est voté le 30 novembre 2015, s’est permis de ne le transmettre au Préfet que le 11 janvier 2016.

Donc, 10 jours après avoir collecté des ressources et ordonné des dépenses sans aucune base budgétaire et juridique. Ce vide ira dans la réalité à 15 jours, puisque le Préfet n’a approuvé ce budget que le 15 janvier 2016. Les montants votés en investissement et en fonctionnement ont été manipulés sans intelligence dans un amateurisme puéril.

Cette dénonciation a valu pour ces braves Élus une citation directe devant le tribunal d’Abomey. N’ayant pas cédé à cette intimidation dont Atrokpo a l’habitude pour faire rétracter les contradicteurs, le Maire de Bohicon s’est repliée sur lui-même tel l’escargot qui a touché le sel, pour retirer à la quatre six deux, sa plainte en citation directe contre les trois Conseillers.

Entre-temps, étant sûrs des preuves de leur dénonciation, les courageux Élus ont déposé une plainte dans les mains du Procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abomey contre la personne de Luc Sètondji Atrokpo pour faux en écritures publiques et tentative d’escroquerie.

Le PR, en bon acteur du pouvoir judiciaire, a instruit la brigade de recherches de la gendarmerie de Bohicon par un soit-transmis avec l’instruction d’écouter les plaignants et le mis-en-cause puis, de lui les présenter au Parquet. Après avoir fait balader le Commandant de la brigade pendant plus de six mois, il s’est royalement imposé à ce dernier qui s’est vu obligé d’aller l’auditionner à la résidence de la mairie qu’il confond à son palais.

Suite à cela, il prétexte de son agenda chargé pour ne pas permettre la présentation au Parquet. C’est après des négociations sur négociations qu’il a lui-même proposé la matinée de ce lundi 24 juillet 2017. Informés par la brigade, nos trois Conseillers étaient très matinalement au rendez-vous à la gendarmerie de Bohicon.

Chose curieuse, jusqu’à 10 heures Luc Atrokpo n’a pas cru devoir se présenter comme ses autres collègues Conseillers. Pensant, qu’il se serait rendu directement au tribunal, le CB a suggéré aux Conseillers plaignants de le rejoindre à Abomey.

Coup de tonnerre, le maire ne s’y est pas rendu jusqu’à 14 heures où le PR a dû renvoyer le dossier à la brigade pour reprise de la procédure de présentation sans délai. Notons qu’au moment où il est attendu par le PR au parquet, tel qu’un citoyen au-dessus des lois de la République, Luc Atrokpo se pavanait dans certains Arrondissements de Bohicon disant vérifier des chantiers pouvant lui assurer ses commissions sur les marchés communaux « copinisés ». C’est donc un défi qu’il lance à la justice béninoise.

Par : Joseph kintossou

Author: Charles

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