(L’homme du ‘’soleil levant’’ doit justifier comment il a pillé le Benin)
Une nouvelle fois encore, le conseil des ministres a révélé un autre dossier de scandale financier de Komi Koutché. Cette fois-ci, c’est sa gestion au fonds national de microfinance qui est mise à l’index par un rapport d’audit diligenté par le Gouvernement. Au regard des graves irrégularités relevées par ledit rapport, on se demande si ce énième dossier de malversation restera impuni.
De gros nuages à l’horizon pour Komi Koutché empêtré dans plusieurs scandales. Crédits irréguliers, légèreté dans le recouvrement des crédits accordés, marchés de gré à gré dans des conditions douteuses, dépenses jugées non pertinentes, le tout pour une ardoise évaluée à plus de 60 milliards de francs cfa. Ce sont là quelques-unes des charges pesant contre les anciens directeurs généraux komi Koutché et Jean Comlan Panti. Mais c’est surtout la gestion de Komi Koutché entre 2008 et 2013 en tant que directeur général du Fonds National de Microfinance (FNM) qui pose problème.
Car, son successeur Panti n’a eu à gérer que les miettes de la gestion de son prédécesseur Koutché. Jean Comlan Panti n’aurait été, selon plusieurs personnes, que ‘’le valet’’ de Komi Koutché vu que même devenir ministre de la communication entre temps, ce dernier continuait de téléguider à distance les affaires du FNM. D’après le rapport d’audit, ces anciens dirigeants se seraient rendus coupables de « gestion scabreuse » au Fonds National de la Microfinance. Ce rapport d’audit vient corroborer les troublantes révélations faites le 10 juin dernier à Dassa-zoumè l’actuelle directrice Générale du FNM Denise Atioukpè Dassoundo. «Les enquêtes sur le terrain lors des tournées de prise de contact avec les bénéficiaires de micros crédits, révèlent que les milliards de francs CFA annoncés au titre des impayés ne sont pas allés effectivement aux populations cibles » avait notamment déclaré madame Dassoundo aux populations. Pour étayer ses propos, Denise Atoukpè Dassoundo avait ajouté que « les femmes de la commune de Savè par exemple ont un taux de remboursement de 99%, mais sont encore créditées d’un fort taux d’impayés ». Le faux dans la gestion de Komi Koutché vient de ce qu’en son temps, on a claironné sur tous les toits que les taux de remboursement étaient meilleurs, mais aujourd’hui on comprend que de la poudre aux yeux.
Jusqu’à quand Komi Koutché va-t-il défier la justice?
Epinglé par un autre rapport d’audit pour plus de 125 millions de francs cfa de détournement à la Société Nationale pour la Promotion Agricole (Sonapra) où il est mis en cause en sa qualité de ministre de l’Economie et des Finances, Komi Koutché avait presque nargué en écrivait dans un post publié sur sa page Facebook qu’il était serein. « Je garde un rapport sain avec ma conscience quant à ce que mon équipe et moi avons accompli en 19 mois à la tête du ministère de l’Economie et des Finances de notre pays. J’attends la signification de la convocation et les chefs d’accusation puis nous aviserons en son temps » avait-il lancé. Et comme si cela ne suffisait pas, il a ‘’armé’’ un groupe de plaisantins sur les réseaux qui publient des contre-vérités afin de se tirer d’affaire. Toutefois, de l’avis de certains observateurs, son statut d’ancien ministre aurait retardé la procédure. En tant qu’ancien ministre, il aurait fallu une procédure devant la Haute Cour de justice pour l’amener devant les tribunaux ordinaires. Mais par contre, dans le dossier au FNM, la procédure est plus souple.
L’ancien directeur général Koutché et ses complices devront répondre de ses actes sans aucune concession. Il reste maintenant que le Procureur de la République se saisisse de ce énième dossier de malversation afin que Komi Koutché réponde de ces actes. Il va de la crédibilité de la justice elle-même que Komi Koutché feint de multiplier par zéro ces derniers temps. Dans tous les cas, nul n’est au-dessus de la loi et ceux qui se mettent délibérément en conflit avec la loi doivent être punis proportionnellement à leurs forfaitures.



