La vague de licenciements observée au sein de la Société de Radio Télévision du Bénin (SRTB) continue de susciter de vives réactions dans le paysage médiatique béninois. Après plusieurs informations faisant état d’un vaste programme de suppression de postes au sein de l’entreprise publique, la Plateforme des Promoteurs et Acteurs pour le Développement des Médias au Bénin (PADeM-Bénin) est sortie de son silence pour exprimer ses inquiétudes et son indignation.
Dans une déclaration rendue publique, l’organisation qualifie ces licenciements d’“abusifs” et appelle les responsables de la SRTB à faire preuve de davantage d’humanisme dans la conduite de cette opération sociale aux conséquences potentiellement lourdes pour les travailleurs concernés et leurs familles.
Pour la PADeM-Bénin, au-delà des impératifs de restructuration ou de rationalisation souvent avancés dans ce type de réformes, il est essentiel de préserver la dignité humaine et de tenir compte de l’impact social de telles décisions. La plateforme estime que derrière chaque emploi supprimé se trouvent des familles, des charges sociales et des vies qui risquent d’être profondément affectées.
Cette situation intervient dans un contexte déjà marqué par de nombreuses difficultés socio-économiques, notamment le chômage croissant des jeunes et la précarité de l’emploi dans plusieurs secteurs. Pour plusieurs observateurs, des licenciements massifs dans une entreprise publique aussi stratégique que la SRTB pourraient accentuer le climat d’incertitude sociale au sein des professionnels des médias.
La PADeM-Bénin invite ainsi les autorités compétentes et les dirigeants de la SRTB à privilégier le dialogue social, la concertation et les solutions alternatives susceptibles de limiter les pertes d’emplois. Elle insiste également sur la nécessité de respecter les droits des travailleurs conformément aux dispositions du Code du travail et aux principes de justice sociale.
Au-delà du cas spécifique de la SRTB, cette affaire relance le débat sur les conditions de travail dans les médias publics béninois, la stabilité de l’emploi dans le secteur et les défis liés à la modernisation des entreprises de presse à l’ère de la transformation numérique. Alors que l’inquiétude grandit au sein des employés et des syndicats, beaucoup espèrent qu’un compromis social pourra être trouvé afin d’éviter une crise plus profonde dans l’univers médiatique béninois.
E.G
Le Soleil Bénin Info



