La matinée du 26 juillet 2023 n’est pas des plus sereines au Niger. Pour cause, une horde de militaires distinguée comme étant des membres de la garde présidentielle ont bloqué l’accès au palais présidentiel. Même si aucun dispositif militaire particulier n’est pour l’heure posté sur les lieux, l’interrogation principale en ce moment est la suivante : Y a-t-il coup d’Etat ou non ?
Le fauteuil de Mohamed Bazoum semble trembler ces dernières heures. En effet, des militaires ont bloqué les accès qui mènent à sa résidence ainsi qu’aux bureaux du complexe présidentiel.
Si certains craignent un coup de force de l’armée, d’autres par contre soulignent juste une mutinerie et des revendications corporatistes sur les primes et les carrières de certains militaires. En tout état de cause, la situation jusque là reste confuse au point d’inquiéter le pays des droits de l’homme.
« En déplacement dans la région Pacifique, le président de la République Emmanuel Macron a suivi de près l’évolution de la va situation avec le ministre des Armées, Sébastien Lecornu. Les deux hommes se sont longuement entretenus en marge du conseil des ministres. Dans une région sahélienne instable et fragile, après les coups d’Etat au Mali et au Burkina Faso ces dernières années, la France s’inquiète d’une déstabilisation du président Bazoum. Le Niger demeure un allié privilégié de la France qui dispose d’une base aérienne à Niamey » peut-on lire sur Le Figaro.
En rappel, la dernière tentative de coup d’Etat au Niger remonte au 31 mars 2021. Il visait à renverser le président actuel, lequel a été démocratiquement élu et exerce ses fonctions depuis le 2 avril 2021. 27 personnes avaient été condamnées pour ce putsch manqué, dont 5 à vie.
Le Soleil Bénin info



