(Pourquoi il faut dissoudre le Cos/Lépi)
S’il y a quelque chose sur lequel les Béninois sont actuellement unanimes, c’est l’inutilité du Conseil d’orientation de la correction de la Lépi (Cos/Lépi). Oui, la machine tordue de tous les côtés que le sieur Saka Lafia est en train de piloter depuis plusieurs mois, est une véritable calamité. Environ dix milliards de FCFA : C’est le montant que le gouvernement affirme avoir débloqué en faveur du Cos/Lépi sans qu’aucun résultat concret ne puisse être exhibé. Jusqu’à présent, mis à part les membres du « club politique » dénommé Cos/Lépi, aucun béninois ne sait le travail qui se fait aujourd’hui dans le sens de la correction du fichier électoral. Inacceptable ! Depuis son installation, Sacca Lafia a opté pour des discours oiseux, creux et piteux à réveiller un mort et à déboucher les oreilles d’un sourd. Au sein du Cos/Lépi, contradictions, contestations, crise de confiance et pagaille ont droit de cité.
Chaque courant politique tire le drap de son côté. Comment des autorités de cet acabit avec des responsabilités comme celles de la confection de la Lépi peuvent-elles jouer sans vergogne ni ignominie à ce point avec la renommée de la démocratie du Bénin ? A y voir de plus près, on s’aperçoit qu’il n’y a aucune volonté politique de corriger la Lépi. Selon Candide Azannai, la Lépi n’existe pas et qu’on ne saurait corriger ce qui est inexistant. De l’avis d’un expert des questions électorales, le gouvernement est en train de reprendre carrément la Lépi Et cela, risque de prendre assez de temps encore. L’un dans l’autre, nous sommes en face d’un cafouillage sans nom. Et à l’allure où vont les choses, il vaut mieux que le Conseil d’orientation de la correction de la Lépi (Cos/Lépi), ses différents responsables et tous ses démembrements soient balayés, dissouts et jetés aux orties pour faire place à des gens plus sérieux et capables de s’occuper véritablement de la correction de la Lépi.
Contrairement aux déclarations du vice-président du Cos/Lépi, Augustin Ahounavoébla qui estime que la Lépi sera disponible le 17 Décembre 2014, on est bien loin de la coupe aux lèvres. De son côté, le chef de l’Etat affiche une volonté d’enfer en vue d’organiser les élections municipales, communales et locales avant la fin de cette année. Une option et une démarche très dangereuses pour la paix et la démocratie béninoise. En effet, dans un contexte où la disponibilité de la Lépi est aujourd’hui sujette à caution, si jamais le peuple accepte que ces élections se tiennent pour cette année, alors il aura choisi délibérément de plonger lui-même le pays dans une tension politique et un chaos qui ne dira pas son nom.



