À quelques encablures de l’échéance présidentielle de 2027, le Palais de Justice de Paris est devenu le centre névralgique de la vie politique française. La cour d’appel s’apprête à rendre son verdict dans le dossier des assistants parlementaires européens, une décision qui pourrait redessiner en profondeur le paysage de la droite nationale.
Marine Le Pen, triple candidate à la présidence, voit son avenir politique suspendu à cette audience. En première instance, le tribunal correctionnel l’avait condamnée à une peine d’inéligibilité avec exécution provisoire, assortie d’une peine de prison. Une sanction qui, si elle était confirmée, rendrait caduque toute ambition pour 2027.
L’enjeu est donc d’une gravité constitutionnelle. Une inéligibilité confirmée ne constituerait pas seulement un revers personnel pour la cheffe de file du Rassemblement National. Elle provoquerait un séisme institutionnel au sein de son parti, contraint de trouver un successeur crédible en moins de deux ans.
C’est ici qu’entre en scène Jordan Bardella. Président du RN, eurodéputé et figure montante, il est déjà désigné dans les états-majors comme le plan B. À 29 ans, il incarne la mue générationnelle du parti. Si la cour confirme la décision des premiers juges, c’est donc lui qui devrait « reprendre le flambeau », selon l’expression consacrée, et porter les couleurs du RN à la présidentielle.
Au-delà des personnes, c’est le principe même de la séparation des pouvoirs qui est scruté. La justice est-elle en train de trancher une compétition politique ? Ou applique-t-elle simplement le droit, sans considération pour le calendrier électoral ? En attendant, toute la France retient son souffle.
A suivre….
S.S
Le Soleil Bénin Info



