Quelques jours après l’installation officielle du Sénat, la désignation de son président s’impose comme la prochaine grande étape de la vie de cette nouvelle institution. Si plusieurs noms circulent déjà dans les milieux politiques, la Constitution et les textes organiques encadrent strictement les conditions d’accès au « perchoir » de la deuxième chambre du Parlement.
Le président du Sénat ne sera pas désigné sur la seule base de son poids politique ou de son expérience. Avant toute considération de nature politique, le futur titulaire devra satisfaire aux exigences prévues par les dispositions constitutionnelles et réglementaires.
Ces critères ont pour objectif de garantir la légitimité de celui qui sera appelé à diriger les travaux de l’institution et à en assurer la représentation officielle. Selon les règles en vigueur, seuls les sénateurs remplissant les conditions légales peuvent faire acte de candidature. Une fois les candidatures enregistrées, les membres du Sénat procéderont à l’élection de leur président conformément aux modalités prévues par le règlement intérieur, actuellement soumis au contrôle de la Cour constitutionnelle avant son entrée en vigueur définitive. L’enjeu dépasse largement la simple désignation d’un responsable institutionnel.
En raison de son rang dans l’ordre protocolaire de l’État, le président du Sénat occupera une place de premier plan au sein des institutions de la République. Il dirigera les séances plénières, coordonnera les activités de la chambre haute et représentera l’institution dans ses relations avec les autres pouvoirs publics ainsi qu’avec les partenaires nationaux et internationaux. L’élection du bureau du Sénat est ainsi suivie avec une attention particulière par les observateurs de la vie politique béninoise. Au-delà des équilibres politiques, le respect des exigences constitutionnelles demeure la condition indispensable pour accéder à cette haute responsabilité.
Avec l’entrée en fonction du Sénat, le Bénin poursuit la mise en œuvre de son architecture institutionnelle issue de la révision constitutionnelle. L’élection prochaine de son président constituera une nouvelle étape dans l’installation complète de cette deuxième chambre, appelée à jouer un rôle majeur dans le fonctionnement des institutions de la République.
Sylvie Sounton
Le Soleil Bénin Info



