Les nouvelles ne sont pas du tout bonnes pour certains présidentiables ! A défaut d’avoir le soutien du Part du renouveau démocratique, c’est plutôt des railleries que Talon, Ajavon et Koupaki reçoivent de la part du leader des Tchoco-tchoco. Il y a quelques jours sur la Télévision nationale, Adrien Houngbédji ne les a pas du tout louper. Chacun en a eu pour sa dose. De ce fait, ils doivent maintenant s’entendre pour laver l’affront qui leur a été fait.
Laver l’affront «Houngbédji» ! C’est le défi que doivent relever Talon, Ajavon et Koupaki, trois prétendants au fauteuil présidentiel présentés à la face du monde comme des candidats, pas trop sérieuses, puisque n’ayant pas été, selon le président du Prd, portés par des partis politiques.
Ces trois personnalités qui bénéficient d’une certaine aura au sein de la population, se retrouvent maintenant dans une embarrassante situation où des dinosaures ne vendent pas chères leurs peaux. Ceci, eu égard au monstre à trois têtes que certains politiciens qui se foutent pas mal des aspirations du peuple ont engendré et mis au service de la victoire de Lionel Zinsou, qu’ils voient déjà en train de prêter serment le 06 avril 2016 dans son boubou qui lui donne l’apparence d’un Touareg qui s’égare dans le désert.
Les arguments brandis par Adrien Houngbédji pour célébrer son forfait sont d’une extrême gravité, si bien que, ne pas répondre à cette provocation à sa juste mesure serait comme donner blanc-seing à ses affirmations. Et pour donner une bonne leçon de modestie à l’homme qui estime avoir fait vingt-cinq ans dans l’opposition sans toutefois réussi à briguer la Magistrature suprême, Pascal Irenée Koupaki, Patrice Talon et Sébastien Ajavon doivent taire leurs divergences.
Ils doivent s’unir et mettre en place ce qu’on qualifierait d’«ange à trois têtes». C’est-à-dire une triple entente pour désigner en leur sein un candidat consensuel pouvant barrer la route à l’imposteur. L’enjeu est de taille, et ils feraient mieux de mettre de côté leurs intérêts égoïstes, pour montrer à ceux qui pensent que le match est déjà plié avant même le coup de sifflet de l’arbitre que la politique n’est pas une science exacte et qu’il n’est pas bienséant de vendre la peau de l’ours sans l’avoir tué. Le peuple n’attend que cet acte pour réagir convenablement. Autrement, il aura la péroraison selon laquelle Talon, Koupaki et Ajavon roulent pour Zinsou. A vous de jouer donc !
Euphorie Gantin



