Réalisation d’infrastructures modernes par la rupture : Entre Ayadji et Hehomey, qui dit la vérité et qui ment?

C’est versé waaa! Ce langage familier et burlesque bien connu des ivoiriens est le plus approprié pour dire que rien n’est plus caché à propos du sort qu’est réservé à la construction des infrastructures routières dans le département du Couffo. Jacques Ayadji, lui aussi candidat en lice pour les législatives du 08 janvier vient de faire une déclaration à tout le moins surprenante dans le Couffo au sujet du PAG 2021-2026.

En ce moment précis et très prisé où certains responsables politiques travaillent sérieusement pour maximiser et garantir les chances de la mouvance présidentielle à pouvoir damer le pion aux partis de l’opposition le 08 janvier prochain, Jacques Ayadji, président de MOELE-Bénin et candidat dans la 10e circonscription électorale, subit un lynchage sur les réseaux sociaux. Cette fois-ci, son audace ou sa témérité et surtout sa facilité à dire des choses sans s’en apercevoir de leur extrême gravité, sont devenues si condamnables que le directeur des infrastructures du ministère des infrastructures et des transports peut être aujourd’hui contrit et se demander quelle mouche l’a piqué. Car, Jacques Ayadji a eu l’outrecuidance de dire publiquement devant les populations du Couffo que le projet de construction de la route Aplahoue-Abomey d’une part et d’autre part Dogbo-Azové ne figure nulle part dans le Programme d’Action du Gouvernement 2021-2026. En déclarant, semble-t-il, que le projet de construction de ces routes ne se retrouve nulle part dans le Programme d’Action du Gouvernement à l’horizon 2026, Jacques Ayadji a foutu le bordel dans le plan de campagne de la mouvance présidentielle dans ce département qui regroupe les onzième et douzième circonscriptions électorales. Mais il est recommandé par un adage que : « Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence alors tais-toi. » Or, le ministre Hervé Hêhomé avait dit sur la télévision nationale que ces routes étaient inscrites au nombre des projets à réaliser par le gouvernement du Président Patrice Athanase Guillaume Talon. Mais puisque Jacques Ayadji est plus dans le secret des dieux que son ministre, il n’a pas hésité à contredire Hervé Hêhomé.

Il va en supporter toutes les connaissances dans la mesure où par ses propos démobilisateurs, Jacques Ayadji a créé un grand incident et ne rend aucun service à la mouvance présidentielle à laquelle il dit pourtant y appartenir. Il aurait dû ne pas aller dans le Couffo pour battre campagne pour son MOELE-Bénin. Même s’il revient présenter des excuses publiques, le mal est déjà fait et dans le Couffo il a causé un grand préjudice au Chef de l’État. L’autre revers de la médaille, c’est le fait Jacques Ayadji ait décrédibilisé son ministre de tutelle. Tout pour à croire que c’est lui qui dirige le ministère des infrastructures et des transports au point où il en détient certaines informations hautement techniques et hautement stratégiques. Aujourd’hui, les Béninois se demandent entre lui et Hêhomé, qui est le vrai patron, qui ment ou qui dit la vérité ? Face à cette cacophonie, le gouvernement à travers son porte-parole doit dire réellement ce qu’il en est si cela peut sauver les meubles. Mais à vrai dire, Jacques Ayadji a déjà mis le feu à la mouvance !

Author: Charles

Share This Post On
468 ad

Submit a Comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *