Séverin Adjovi : à quand son retour au bercail?

Dans le dossier qui oppose l’Etat béninois et la Société Etisalat Bénin, l’ancien maire de la ville de Ouidah, ancien ministre, ancien député et homme d’affaires, Sévérin Adjovi a été condamné à travers l’arrêt N°002/CRIET/CA/2S.COR rendu le 25 janvier 2021 par la deuxième section correctionnelle de la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet).

Mais l’homme d’affaires Séverin ADJOVI s’est pourvu en cassation devant la Chambre administrative et judiciaire de la Cour Suprême. Après analyse de son pourvoi, l’instance judiciaire a annulé la décision qui condamne l’ex Maire de Ouidah. On s’attendait à ce que Séverin adjovi retrouve la terre de ses aïeux après cette décision, mais erreur.

Depuis pratiquement un an que cette décision a été rendue en sa faveur, Séverin adjovi reste toujours en exil. Plus personne n’a de ses nouvelles. Il ne donne aucun souffle de vie. Il ne se prononce plus sur la situation sociopolitique du Bénin. Pourquoi ? Est ce un choix personnel ou imposé ? Bien malin qui pourrait à cette question. Une chose est sûre, c’est que l’opinion nationale et internationale continue de s’interroger sur les motivations du non retour de l’ex Maire de la ville de Ouidah.

Dans un contexte où le réformateur national s’inscrit dans la décrispation de la tension sociale, il serait souhaitable que Séverin Adjovi revienne vite au bercail en vue de participer à l’oeuvre de construction du Bénin. Il faut rappeler que Sévérin Adjovi a été condamné à 7 ans de prison en 2020 dans le dossier Etat béninois- Sociétés Etisalat et Télécel par la Criet et a été sommé de payer à ces deux sociétés respectivement 500 millions de FCfa et 200 millions de FCfa à titre de dommages-intérêts.

Il devrait payer aussi à la Direction générale des impôts constituée en partie civile, la somme de 675 912 566 de FCfa pour toutes causes de préjudices confondus. Signalons que l’ancien ministre Sévérin Adjovi a été poursuivi dans cette affaire pour « fraudes fiscales, blanchiment de capitaux et escroquerie ». Avec cette décision rendue par la Cour Suprême ce vendredi 23 décembre 2022 à son siège à Porto-Novo, Sévérin Adjovi, actuellement en exil, est désormais libre de ses mouvements.

Le Soleil Bénin Info

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