Au Togo, Yango, l’opérateur des services de transport de personnes est interdit d’activités sur toute l’étendue du territoire national. Le gouvernement, à travers le ministère des transports routiers et ferroviaires, a annoncé le jeudi 17 octobre 2024, la suspension de ces dernières, déclarées illicites.
L’entreprise, qui dispose d’une plateforme digitale de mise en relation conducteur-client a débuté ses activités dans le pays depuis juin 2024, “en violation de toutes les procédures et autorisations administratives requises”. Des manquements qui, précise l’exécutif, “représentent des risques significatifs, notamment sécuritaires, pour les usagers en l’absence de contrôles adéquats”. Et pendant que les autorités du Togo avaient pris leur responsabilité, les activités de Yango se poursuivaient allègrement au Bénin.
Chose qui interroge et étonne voire inquiète certains observateurs qui voient en cette démarche des autorités du Bénin une sorte de laisser aller. Et pourtant le ver est dans le fruit. En effet, après plusieurs dénonciations sur le caractère insécuritaire de cette plateforme de transport pour les usagers, les autorités ont décidé de taper du poing sur la table.
A travers un communiqué rendu public le jeudi 5 décembre 2025, le Directeur des transports terrestres et aérien, Jacques Ayadji, a annoncé la suspension des activités de Yango pour exercice illégal de transport de personnes au Bénin. A travers cette décision, les autorités donnent la preuve que les dénonciations étaient fondées.
Avec le terrorisme qui secoue le Bénin depuis quelques années, laisser certaines activités se poursuivre sans aucun encadrement réglementaire et administratif, c’est faire le lit à la pagaille dont les conséquences seront préjudiciables pour les béninois. Vieux mieux prévenir que guérir.
Surtout avec les fêtes qui s’annoncent, cette décision sonne juste. Mis à part Yango, il y a aussi l’appli Gozem très privée au Bénin. Est-elle en règle aussi? En tout cas, Jaques Ayadji a sommé la société GOZEM de se mettre en règle. La société dispose de deux mois pour se régulariser vis à vis des textes qui régissent le secteur du transport des personnes.
A y voir de plus près, cette démarche des autorités répond à plusieurs impératifs : réorganiser le transport public, professionnaliser les acteurs du secteur, faciliter une meilleure identification des taxis ainsi que leur périmètre d’activités, et surtout, améliorer la sécurité routière et le confort des passagers. Il était temps. En effet.
Sonia Abadagan (stg)
Le Soleil Bénin info



