Selon un rapport de la Banque Mondiale publié le 09 février 2017 sur l’urbanisation en Afrique, il est plus qu’urgent d’améliorer le cadre de vie des citadins et des entreprises en investissant vigoureusement dans les infrastructures et en réformant les marchés fonciers. Ce qui conforte le gouvernement dans sa politique d’améliorer le cadre de vie des Béninois.
Très chères, difficiles à desservir et invivables, les villes africaines ont connu ces dernières années une urbanisation sauvage qui ne permet pas d’améliorer les bénéfices économiques et sociaux. Et pourtant, la clé de la transformation des économies africaines réside notamment dans un développement urbain bien maîtrisé. Selon un rapport de la Banque Mondiale sur l’urbanisation en Afrique publié le 09 février 2017, il ressort que les villes africaines sont très chères, moins vivables et difficile à desservir.
De plus, le même rapport précise que le processus de concentration de la population dans les villes n’a pas donné lieu à des investissements suffisants dans les infrastructures urbaines et autres structures industrielles et commerciales, ni dans une offre appropriée de logements abordables. C’est pourquoi il faudra des investissements coordonnés dans les infrastructures et les structures résidentielles et commerciales pour permettre à ces villes d’accroitre les économies d’agglomération et de rapprocher les habitants des emplois.
C’est ce qu’a compris le gouvernement à travers la vision de son chef, le Président Patrice Talon. En juin dernier, les autorités béninoises, à travers le ministère du cadre de vie, ont lancé une opération de libération des espaces publics. Si cette action a été mal interprétée, le rapport de la Banque Mondiale vient réconforter les autorités béninoises dans leur volonté d’améliorer le cadre de vie des Béninois. Avec les réformes entamées et les grands projets d’assainissement, le Bénin opte pour que ses villes grandissent et se densifient économiquement et physiquement, avec le souci de se connecter pour accroitre une efficacité, et des perspectives de rentabilité plus élevées pour les investisseurs.
Quelles priorités pour Talon et son équipe ?
La première priorité consiste pour l’équipe Talon de régulariser les marchés fonciers, clarifier les droits de propriété et instituer des politiques efficaces d’aménagement urbain afin de rassembler les territoires. Il apparait également nécessaire pour le gouvernement béninois d’investir tôt et de manière coordonnée dans les infrastructures, afin de relier ensemble tous les éléments du développement urbain : résidentiel, commercial et industriel.
Talon et ses hommes doivent enfin développer autour des villes une activité exportatrice compétitive sur les marchés internationaux pour offrir un environnement propice aux affaires. Pour ce faire, il revient aussi aux maires du Bénin de se doter de toute urgence d’une approche nouvelle et solide pour le développement urbain.



